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vendredi 12 décembre 2008

Un seul être vous manque...

Voilà, c’est fini.

La 14ème Conférence de l’ONU sur les changements climatiques connaitra son épilogue officiellement ce soir. Officiellement, car les négociations sont susceptibles de durer jusque tard dans la nuit, voire pendant la journée de samedi.

Le volet technique a laissé place au volet politique : les ministres fraichement arrivés ont pour mission d’essayer de trouver des compromis sur la base des textes élaborés pendant deux semaines sur les différents sujets.

Que retenir de Poznan ?

Le discours de la plupart des pays industrialisés sera le suivant :

- Poznan a constitué un changement de vitesse entre Bali (COP 13) et Copenhague (COP 15). Des progrès ont été accomplis sur de nombreux sujets. Ils serviront de base aux négociations à Copenhague.
- Poznan a ancré l’idée que la crise financière ne servira pas d’excuse à ne pas lutter contre les changements climatiques (malgré les récentes déclarations de Silvio Berlusconi pour qui débattre des changements climatiques en ces temps de marasme économique, c’est comme aller chez le coiffeur lorsqu’on souffre d’une pneumonie).


Certes, Poznan a permis d’avancer sur certains sujets. Le fonds d’adaptation (cf article « Fonds cherche personnalité juridique pour pouvoir conclure) est peut être le plus emblématique d’entre eux, puisque comme le soulignait notre Secrétaire d’Etat à l’Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, la question n’était même pas évoquée il y quelques années encore.

Or, si les discussions persistent sur la manière dont va fonctionner ce fonds…

(Peut-il s’auto gérer ? Doit-il être géré par le Fonds pour l’Environnement Mondial - position de la France et de l’Allemagne – Doit-on accréditer les agences nationales jugées aptes à gérer ces fonds, au risque de voir les pays industrialisés accusés d’ingérence dans les PED ?)

…et sur son financement (un prélèvement de 2% sur la valeur des crédits issus du Mécanisme de Développement Propre doit-il être étendu aux autres mécanismes du protocole de Kyoto ?)

…son principe est définitivement acté et les pays industrialisés semblent décider à le mettre en place afin d’envoyer un signal clair aux PED.

Mais :

Le problème de cette conférence (et des négociations en général lorsque personne ne veut avancer un pion avant l’autre) est le suivant :

Les PED refusent de s’engager sur la question de la « vision partagée » à horizon 2050 (à l’exception de certains pays comme le Ghana, le Costa Rica ou le Venezuela), tant que les pays industrialisés n’ont pas réglé non seulement ces questions pratiques et financières à propos du fonds d’adaptation, mais surtout tant qu’ils ne se sont pas engagés sur des engagements chiffrés de réductions d’émissions de GES à horizon 2020.

Le vocabulaire à ce sujet n’a pas progressé depuis Bali, notamment à cause du Canada, de la Russie et du Japon : toujours pas de référence à un engagement chiffré et contraignant clair. Il n’y a dans les textes qu’une référence à la fourchette préconisée par le GIEC entre 25 et 40% de réductions d’émissions en 2020.

La solution ?

N’oublions pas tout d’abord que le Paquet Energie-Climat sera normalement adopté avant 2009. Même affaibli, il constituera le premier engagement chiffré de pays à horizon 2020. Cela devrait influencer fortement les négociations de Copenhague, puisque l’UE sera en position de force et n’aura pas à répondre perpétuellement aux attaques lancées contre ce Paquet.
(Notons toutefois qu'à l'heure où cet article voit le jour, Nicolas Sarkozy s'est transformé en Père Noël avant l'heure pour les pays nouveaux entrants dans l'UE http://www.lexpress.fr/actualites/2/un-compromis-final-emerge-sur-le-paquet-energie-climat_723813.html)

Mais c’est surtout en la personne de Barack Obama que peuvent se nourrir les espoirs les plus fous. Si les Etats-Unis s’engagent clairement, les autres pays industrialisés cités plus haut suivront. Un seul être vous manque…

Dernière information : la Conférence de Copenhague sera très probablement décalée d’une semaine pour éviter la cacophonie provoquée par la demande de l’Arabie Saoudite de décaler le jour férié qui avait été décalé en raison d’une fête musulmane (cf article « The moon is not part of the UN texts, right ?). Elle se tiendrait du 7 au 21 décembre.


Copenhague sera-t-elle vraiment la rencontre internationale la plus importante de l’Histoire, depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, comme on nous le répète depuis quelques années ?

Attendez, chuuut, j’entends un bruit de couloir : on parle d’un Copenhague 2.

Nous connaissons tous cette tentation de toujours repousser au lendemain ce qu’on peut
faire dans l’instant. Cette sensation qui s’en suit de devoir toujours tout faire dans l’urgence. Cette satisfaction enfin d’avoir réussi « à s’en sortir ».

Mais ce qui s’applique à l’échelle des individus, ou à d’autres organisations internationales comme l’OMC ne s’applique pas aux Nations-Unies. Il est très difficile d’accélérer le mouvement dans une organisation fondée sur le principe de l'égalité souveraine de toutes les nations membres.

L’idée est belle. Le petit Etat de Tuvalu (9000 habitants) négocie sur un pied d’égalité avec des géants. C’est signe de bonne santé démocratique, oui mais…

…il y a urgence.

mardi 9 décembre 2008

L’inspecteur Colombo a encore une question

Vis-à-vis des engagements chiffrés sur lesquels les pays industrialisés doivent s’accorder avant fin 2009, nous avons bien peur que Poznan fasse chou blanc.

Quelqu’un en doutait-il vraiment ? L’absence de Barack Obama, qui n’est pas encore officiellement président, y est évidemment pour beaucoup. Les délégués de l’administration Bush ne sont que des pantins à Poznan.

Mais le Paquet Energie-Climat, qui doit décider si l’UE s’engage sur un objectif de 20 ou 30% de réductions de GES d’ici à 2020, se discute en ce moment même. Les chefs d’Etat européens se rencontreront les 11 et 12 décembre prochain alors que la Conférence de Poznan prend fin le 12 décembre. Les négociations internationales sont étroitement liées à l'avenir du Paquet Energie-Climat européen.

« Dites m’sieur, c’était vraiment pas possible de finaliser ce Paquet Energie-Climat fin novembre avant le début de la Conférence, afin que l’UE puisse jouer un rôle de « leader », fort d’un Paquet Energie-Climat ambitieux fixant un objectif de 30% en 2020 ?

Pas possible de tenir le calendrier parce que les Polonais et les Italiens ont soudainement pris peur pour leur économie ? Ah c’est donc ça.

Heu, excusez-moi mais je me permets d’insister : la proposition de la Commission de révision du marché carbone européen ne date-t-elle pas du 23 janvier 2008 ? Ah voilà c’est bien ce que je pensais vous me rassurez bien m’sieur !

Attendez mais alors, l’Italie ou la Pologne étaient-elles obligée d’attendre mi-octobre, soit 45 jours avant le début de la Conférence, pour se plaindre du fait que la mise aux enchères des droits d’émissions allait affaiblir leurs économies ? Silvio Berlusconi n’aurait-il pas pu déclarer plus tôt que cette proposition - pourtant à la base des pistes de financement pour des mesures d’adaptation et de réduction d’émissions dans les PED – était « ridicule » ?

Oui M’sieur, je sais bien que le jeu des négociations consiste toujours à demander plus pour obtenir suffisamment.

Mais, a-t-on encore le temps de jouer ?

Vous me dites que la Pologne refuse catégoriquement de faire acheter à ses compagnies électriques le moindre droit d’émission, réclamant leur gratuité totale, au motif qu’elles fonctionnent à 96% au charbon. Hum, oui je comprends c’est délicat, il s’agit de faire des compromis.

Ah mais attendez ça me revient, on m’a dit que ces compagnies appartiennent en partie à l’Etat, et sont en passe d’être privatisées. J’imagine que l’Etat Polonais a tout intérêt à patienter afin de les vendre à un meilleur prix, profitant de la valeur ajoutée des droits d’émissions.

La Pologne demande en plus une compensation de la part de l’Europe pour un manque à gagner de l’Etat ?

Ca ne s’appelle donc plus un compromis n’est-ce pas ? Vous avez une expression française qui dit, je crois, « vouloir le beurre et l’argent du beurre ».

Mais m’sieur, dernière petite question, qui était chargé de faire en sorte que ce jeu des compromis soit terminé avant Poznan ? Le pays qui assure la présidence de l’UE depuis près de 6 mois, ah, c’est donc cela…

Quand je vais raconter ça à ma femme… »

dimanche 7 décembre 2008

Indiscrétion n°2

Toutes les parties présentes à la CoP de Poznan s'attendent à un échec réel des négociations, c'est la raison pour laquelle de nombreuses personnes, des délégués (anglais, américains, suisses), des experts internationaux (américains, et également de la Francophonie) parlent tous de cette CoP 14 and a half (intermédiaire entre Poznan et Copenhaguen en décembre 2009).
Probablement un engagement fort des membres du G8 lors du prochain sommet. Mais attendez-vous à un événemetn climatique important entre mars et juillet 2009. La situation pourrait commencer à se débloquer à l'initiative de... OBAMA (toujours lui) !

7 ans pour sauver les forêts


Le titre est clair, le titre dit tout ce qu’il faut comprendre. Selon le dernier rapport du GIEC (AR4, 2007), le point de non-retour de la déforestation sera atteint d’ici 7 ans. Cela signifie concrètement que si la communauté internationale n’agit (très) rapidement pour réduire voire arrêter la déforestation et la dégradation des forêts alors ces dernières « poumon de la planète » seront irrémédiablement détruites. Or, d’une part, les forêts sont d’immenses réservoirs de biodiversité, des espèces nouvelles sont découvertes chaque jour en Amazonie, et dans les autres forêts tropicales et équatoriales. Et surtout d’autre part, elles sont d’immenses réservoirs de carbone, les brûler et les détruire entièrement conduiraient alors à libérer tout le carbone qu’elles contiennent et ne joueront également plus leur rôle de capture du CO2.

Cette destruction entraînera donc non seulement une perte substantielle de la biodiversité, mais également donc une augmentation très importante de la quantité de CO2 présente dans l’atmosphère terrestre.

Les États-membres à la convention, conscients de cet état de fait ont décidé de la création lors de la CoP de Bali en 2007 du groupe REDD (reduction of the emissions by deforestation and degradation). Les négociations au sein de ce groupe laissent comme à chaque négociation place à une foire telle la place du marché, une enchère au plus ou moins offrant, à celui qui fera le plus de concessions. Bien entendu, l’idée de faire une concession volontaire pour protéger l’environnement n’a pas effleuré l’esprit des négociateurs et des États-membres, c’est la raison pour laquelle a été créé un système gagnant-gagnant…

Le système de protection des forêts mis en place consisterait à intégrer celles-ci dans le futur marché mondial du carbone. La forêt, selon sa capacité de stockage, aurait alors un prix qui serait payé par les pays industrialisés pour qu’eux puissent émettre des GES et que les pays en développement (principaux détenteurs des forêts d’importance) puissent utiliser cette manne financière pour arrêter la déforestation et permettre un développement soutenable de ces pays.

Tout cela semble parfait, les uns y gagnant autant que les autres, mais il faudrait cependant apporter trois critiques :
- La première critique que l’on peut apporter est celle reposant sur la viabilité et la fiabilité systémiques des marchés financiers. Les cycles de Kondratiev sont connus, tous les 8 ans une crise financière majeure intervient. La Crise actuelle et huit ans auparavant l’explosion de « la bulle internet » en 2000 sont là pour nous le rappeler ; les marchés financiers ne sont pas fiables. Pouvons-nous laisser exploser dans quelques années une « bulle carbone » qui réduirait à néant tous nos efforts pour durabiliser les sociétés et l’économie mondiales ?
- Le second problème qui se pose est celui du coût du CO2. Par le biais d’un jeu d’offre et de demande organisé sur un marché spécifique (comme Bluenext en Europe), la tonne de carbone serait côtée comme une action ou un baril de pétrole (!). Ainsi, des émetteurs de gaz à effet de serre (comme des industries, ou des États) pourraient acheter des tonnes de CO2 à des pays ou des industries qui en auraient émis moins que leur quota ne les y autorisaient. Mais que se passerait-il si en plus des quotas offerts aux États et aux industries, on ajoutait la capacité d’absorption du CO2 des forêts des pays en développement ? Sachant que la déforestation représente 25% des émissions globales, le coût de la tonne ne serait-il pas directement affecté à la baisse ? Encore une fois, nos efforts ne seraient-ils pas réduits à néant ?
- Enfin, il faut se rappeler l’intérêt du protocole de Kyoto de 1997 et de la Convention Cadre signée à Rio en 1992. L’objectif originel est de réduire de manière drastique les émissions de gaz à effet de serre à l’origine des changements climatiques pour éviter que le réchauffement climatique n’atteigne le seuil fatidique et critique de 2°C d’augmentation. De ce fait, la dernière et majeure question qu’il convient de se poser est liée au fait que le jeu économique mis en place par le marché du carbone est à somme nulle. C’est-à-dire qu’un émetteur achète une tonne à un capteur de carbone, au final, il n’y a pas de réduction réelle des émissions de GES anthropiques (d’où une somme climatique nulle). Par conséquent, l’objectif potentiel et minimal de réduction de 20% des émissions de GES à l’horizon 2020 semble donc très loin et dur à atteindre. Un tel marché économique à somme nulle conduit à s’interroger sur l’ineffectivité finale du système pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Dans le domaine des changements climatiques, il n’y a pas deux personnes dans le couple économique, pas seulement un pays émetteur et un pays capteur, mais un pays émetteur, un pays capteur et enfin et surtout l’environnement et la génération qui vient après la nôtre ! La régulation écologique par le biais de la finance conduit logiquement et légitimement à se poser des questions tant d’un point éthique et moral que d’un point de vue économique et systémique. Il ne reste plus qu’à espérer que ces questions seront posées lors des discussions concernant le REDD.

Genèse de l'idée de l'article : le train Berlin-Poznan est un lieu de rencontres exceptionnelles, avec mon ami Ronny (Allemand du board de BundJugend) nous avons eu la chance de partager 4 heures de train en compagnie d'un expert américain travaillant avec la nouvelle administration américaine sur les questions de climat : Obama et Al Gore !

mardi 2 décembre 2008

Faut-il craindre Poznan ?


La conférence des parties à la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques a débuté depuis hier, lundi 1er décembre. Cette conférence est partie intégrante d'un long cycle commençait en 1992 visant à trouver un accord mondial en vue de réduire de façon drastique nos émissions de gaz à effet de serre, et cela en vue de limiter les changements climatiques et les conséquences que l’on connaît (Rapport Stern, ou partie 4 du rapport AR4 du GIEC). Pour faire plus simple et plus imagé, nous décidons aujourd’hui, 12 jours tous les ans, du temps qu’il fera dans 50 voire 100 prochaines années. L’enjeu est donc de taille…

Bien que les enjeux se situent dans un terme très long, les conférences sur le climat sont influencées par des micro ou macro-événements qu’il convient de rappeler dans cette première semaine de conférence.

Premièrement, et ce n’est pas une révélation que je vous fais là, la conférence se déroule en Pologne. Et cela a toute son importance lorsque l’on sait que le ministre de l’environnement du pays-hôte siège à la tribune de la CoP et a un rôle capital dans le succès ou l’échec des négociations. C’est notamment la raison pour laquelle, le Danemark (prochain pays-hôte de la conférence en 2009) s’est doté récemment d’un ministre des changements climatiques. Or au sein de l’Union Européenne qui dessine en ce moment même son « paquet énergie/climat », la Pologne joue un jeu plus que surprenant pour ne pas dire inquiétant (je vais rester diplomate, je n’ai pas encore passé la frontière). En effet, l’électricité polonaise est majoritairement produite grâce au charbon, ressource dont le pays regorge en abondance. Cependant, le charbon est une catastrophe climatique, son bilan énergie produite par rapport au CO2 émis (en gCO2/kW) en fait probablement l’énergie la plus émettrice de CO2. Dans une interview récente, le Premier ministre polonais se disait même prêt à utiliser l’arme du veto lors des discussions européennes pour préserver ses intérêts charbonniers. Comment un pays qui tient une telle position peut-il permettre de faire avancer les négociations sur le climat ? Souhaite-t-il seulement qu’elles avancent ?
Il faut ajouter à cela que l’Union Européenne peine à trouver une voix commune sur la question climatique. L’UE qui était l’année dernière l’un des moteurs des négociations à Bali offre cette fois l’image d’une cacophonie assourdissante ; les uns voulant préserver leur industrie automobile, les autres leur charbon. L’intérêt national ayant de loin supplanté l’intérêt européen et d’encore plus loin l’intérêt mondial et futur

Deuxièmement, ou devrais-je dire principalement : la CRISE ! La crise, la crise, la crise. On la nomme tellement que l’on aurait presque oublié de quoi il s’agissait. L’obscur crédit et le jeu des traders ont des conséquences que l’on ne soupçonnait pas au début de ladite crise. Les États du monde entier ont du jouer aux pompiers économiques et financiers en offrant à perte des centaines de milliards de dollars pour sauver banques de détail et banques d’affaire, groupes immobiliers et autres assureurs de crédit.
Les crédits dépensés pour sauver le système financier international n’iront donc logiquement pas en direction d’autres opérations. Le débat parlementaires sur la loi Grenelle en France et la réaction des maires (lors du congrès des Maires de France) sont à cette image, la loi est belle et bien écrite, mais on manque totalement de moyens financiers pour la mettre en œuvre. L’exemple choisi est français, mais il se retrouve dans tous les autres pays industrialisés du Monde.

Crise et absence de réels leaders dans les négociations sont autant de raisons réelles de s’inquiéter. Monsieur Pierre Radanne (consultant international, et ancien directeur de l'ADEME) disait aujourd’hui au journal Le Monde que la CoP de Poznan servirait à recoller les différents morceaux sur le climat pour aboutir à un accord en 2009 à Copenhague. En langage diplomatique décrypté : à Poznan, il n’y a rien à voir et préparez-vous à l’échec.

Le tableau dressé semble celui d’un échec total. Un élément pourtant doit être rajouté à ce tableau, petite touche du nouveau président américain. Durant ces huit dernières années de présidence de G.W. Bush, les négociations sur le climat avançaient à reculons, le président américain ne voulant pas sacrifier l’économie américaine (en passant, il ferait bien de lire le rapport Stern et le récent rapport de l’OIT sur la transformation écologique de l’économie) sur l’autel du climat. Or, tout au long de sa campagne, Barack H. Obama n’a eu de cesse de rappeler qu’après son élection, les USA auront un rôle de leader sur les questions climatiques et demanderont la mise au point d’un accord international ambitieux portant sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Malheureusement, B.H. Obama ne sera président des Etats-Unis d’Amérique qu’à partir du 20 janvier, et ne sera que représenté par des observateurs avec à leur tête John Kerry. La délégation présente à Poznan sera donc celle de l’administration actuelle, dont on connaît les « réticences » climatiques.



Il ne reste donc plus qu’à espérer que l’effet Obama aura une influence réelle sur la conférence et les négociations attenantes. Il est quand même difficile d'admettre lorsque l'on a qu'une vingtaine d'années et l'avenir devant soi que le futur ne repose que sur un effet espéré...


« Yes, we can »

I hope so.