vendredi 5 décembre 2008

Mefiez-vous des caribous


Recevoir six "Fossil of the Day"* en l'espace de cinq jours de COP? Statistiquement impossible! Seule quelque manipulation du jury pourrait mener un pays a un tel palmares en si peu de temps. Et bien, sachez-le, ici a Poznan, impossible n'est pas canadien!
Lumiere sur un pays qui n'est visiblement pas dispose a negocier...
Stephen Harper, premier ministre d'une des nations les plus riches du monde, n'est pas homme a prendre des pincettes. Pour ce conservateur, c'est evident, signer le Protocole de Kyoto fut une grave erreur. Pour lui, lutter contre le changement climatique et redoubler d'effort pour exploiter le petrole national n'a rien d'incompatible. Et se defendre de ne pas pouvoir reduire les emissions de gaz a effet de serre de son pays du fait de sa taille et qu'il y fait froid n'a rien de ridicule! Bienvenu dans le monde d'un homme qui doute encore des liens de cause a effet entre rechauffement climatique et activites humaines...
Si Harper n'attend rien de Poznan ou de Copenhague, c'est surtout du fait des 200 milliards de dollars investis dans l'exploitation du petrole canadien via le "tar sand". Faute de trouver une traduction, il faut savoir que le tar sand est une technique d'extraction de petrole qui est obligee de plonger tres profond sous terre pour extraire ce que l'on appelle du "bitumen". Probleme, un barril issu du "tar sand" produit trois fois plus d'emissions de gaz a effet de serre qu'un barril normal. Visiblement un simple detail pour le premier ministre comme pour les firmes qui exploitent ces ressources (Shell et Syncrude entre autre), qui ont plutot a l'esprit que jusqu'a present, seul 4% de ces ressources a ete exploite. 4% qui representent deja pourtant autant d'emissions que quelques 800.000 voitures...
Ajoutez a cela le fait que le Canada ait fixe son objectif de reduction de gaz CO2 a 20% d'ici a 2020 (...en prenant pour date de base 2006 !), ce qui signifie en fait un objectif de 2,6% de reduction si l'on prend, comme pour le reste des signataires du Protocole de Kyoto, 1990 comme date de base, et vous comprendrez vite pourquoi le Canada a depuis lundi reussit le formidable pari de raffler 6 "Fossil of the Day".
Notons enfin que depuis 1990, le Canada a vu ses emissions de gaz a effet de serre augmenter de 26%, et meme de 50% si l'on integre les consequences de la deforestation dans le pays.
Une delegation d'un pays industrialise qui ne jouera donc clairement pas un role de leader durant cette COP14.
On en cherche encore un a vrai dire.
* Le "Fossil of the Day" est un prix remis chaque soir aux 3 pays designes cancres du jour durant les negociations. Un evenement qui rassemble chaque fois de nombreux medias et qui denonce efficacement les "Etats bloqueurs".
ps. ajoutons que Harper vient de suspendre le Parlement canadien jusqu'a Janvier afin de faire face a une grave crise politique. Neanmoins, une telle situation n'excuse en rien l'inaction de son gouvernement face aux enjeux environnementaux actuels.
ps. desole pour les accents, je suis sur un clavier polonais!

Bienvenus dans la ruche climatique

Quelques impressions personnelles après quelques heures passées à la Conférence de Poznan. Bien entendu, l'entrée ressemble à celle d'un aéroport, portiques de détection de métaux, agents de sécurité pour la fouille au cas où, présentation des passeports pour obtenir les accréditations avec une photo prise instantanément.
Une fois l'entrée passée, on entre dans le saint des saints échanges sur le climat. Un lieu de conférence divisé entre une dizaine de bâtiments, immense.
Mais l'impression la plus importante que l'on ressent en entrant dans un tel endroit, là où est censé se décider les climat des 50 voire 100 prochaines années sur Terre, c'est l'hyperactivité, je ne suis jamais rentré dans une ruche, mais cela y ressemble vraiment. Des gens qui courent par groupe de deux ou trois, l'oreille collée au téléphone, l'ordinateur sous un bras et des dossiers sous l'autre.

Malgré tout ce que l'on peut croire et penser sur ces conférences internationales, il s'y passe vraiment quelque chose, on a du mal à en voir les résultats rapidement. Mais on y travaille réellement ! Le plus gros handicap de ces conférences est probablement le chipotage diplomatique, une phrase est discutée pendant une heure, et la conférence ne dure que 12 jours...

Quelques photos de portable ce soir !

mercredi 3 décembre 2008

Responsabilité, Capacité, Equité

Telle doit être la devise du nouvel accord international sur le climat.

Les trois mots sont au cœur de nombreux débats au sein de la conférence de Poznań, avec autant d’enjeux en filigrane, en particulier pour les Pays en Développement.

Le Rapport de Paul Baer et Tom Athanasiou d’Ecoequity et Sivan Kartha du Stockholm Environnement Institute, avec le soutien de Christian Aid et de la Fondation Heinrich-Böll, qui place ces trois paramètres au cœur d’une étude, mérite d’être analysé plus en détails.

Lorsque la plupart des commentaires sur les négociations précédentes restaient sur une vision très « clivée » du problème des GES, opposant dans une logique de bloc quelque peu manichéenne pays développés contre pays en développement, cette étude prend en compte les évolutions liées au développement.
La carte des grands émetteurs s’est en effet profondément transformée, et au sein du groupe des pays en développement (grosso modo le G77), le souci de la différenciation doit, à l’instar d’une lentille correctrice, venir atténuer les disparités qui règnent.

Donc non, Botswana et Chine, pas même combat, (elle nous en apprend des trucs !) puisque cette dernière a remporté en 2007 le triste trophée du premier émetteur de GES de la planète, devant les États-Unis.
Le tiercé (gagnant ?) Responsabilité/Capacité/Equité prend donc tout son sens, esquissant un cadre de réflexion novateur, proposant des critères à cette différenciation.

Responsabilité. Qu’entend-on par la ? Pour certains il s agit des émissions cumulées de CO2, entre 1990 et 2000, d’origine fossile. Mais on parle également de responsabilité historique, puisque les pays développés ont commencé à émettre dès 1850, et que ces émissions ont elles aussi évidemment contribué à la situation que nous connaissons aujourd’hui (mais que celui qui n’a jamais péché par ignorance jette la première pierre – le 1er rapport du GIEC date, comme le soulignait Augustin, de 1990-).

La capacité concerne quant à elle le seuil de développement humain et le PIB par habitant. A partir de ce postulat, l’initiative Greenhouse Development Right (en français DDMCC – Droit au Développement dans un Monde sous Contrainte Carbone) a fixé ce seuil à 20 dollars par jour. Et en croisant les données, ils ont élaboré un nouvel outil : l’ICR (Indice de Capacité et de Responsabilité, qui croise toutes ces données).

Grâce à cet ICR, il est possible de fixer des objectifs de réduction d’émissions en fonction du pourcentage de la population au dessus de ce seuil de développement de 20 dollars/jour. Ainsi on demanderait une contribution pour financer les mesures de réduction des émissions aux classes moyennes et riches du monde entier. Il va de soi qu’en utilisant cet indice, les pays du Nord resteraient les principaux contributeurs : aux Etats-Unis, près de 95 % de la population se situe au-dessus du niveau de 20 dollars par jour, contre environ 5 % en Inde, mais surtout 20 % en Chine.
Ce qui permet par exemple que la sans cesse grandissante classe moyenne chinoise ne soit pas un passager clandestin de la lutte contre les CC.

En effet, à la fois en ce qui concerne les émissions et les revenus, au niveau global, les disparités sont éloquentes, et elles mènent à une forme de catégorisation nouvelle au sein des pays en développement ; en intégrant la variable « inégalités sociales », on sort donc de l’opposition Nord/Sud pour aller vers une nouvelle typologie :

On a donc quatre « types » de pays en développement qui se détachent :
• les nouveaux pays industrialisés
(ex : Corée du Sud, Qatar, Arabie Saoudite, Singapour),
• les pays en développement à croissance rapide
(ex: Argentine, Brésil, Malaisie, Chine),
• les autres pays en développement
(ex : Bolivie, Inde, Kenya, Maroc),
• les pays les moins avancés (ex : Bénin, République Démocratique du Congo, Burkina Faso, Mali).

En changeant de paradigme, on aborde donc la responsabilité vis-à-vis du changement climatique sous cet angle du droit au développement. En fonction de l’ICR, les Etats se verraient imposer des « obligations à agir » via les actions d’atténuation. D’où la mise en place d’allocations d’émissions de GES, qui seraient négatives pour les pays développés. En d’autres termes, une grande part de l’atténuation à réaliser dans les pays du Sud doit être rendue possible par le Nord.

Paul Baer, un des experts à l’origine du projet, résume l’esprit du GDR en ces termes : « Les personnes situées au-dessus de ce seuil ont réalisé leur droit au développement et ont la responsabilité de préserver ce droit pour les autres".

Expliquer le fil de cette réflexion en quelques lignes relève d’un challenge, et il est vraiment intéressant de s’y attarder davantage (vous trouverez le lien ci-dessous). Quoi qu’il en soit, Brice Lalonde a qualifié cette étude, aussi idéaliste soit-elle, de boussole pour les négociations de Poznań. Affaire à suivre, donc.

La page dédiée aux Droits au développement dans un monde-serre, en anglais Greenhouse Development Rights (GDRs) : www.ecoequity.org/GDRs
En français, publications sur le site du Réseau Action Climat : www.rac-f.org

“The moon is not part of the UN texts, right?”


L’Arabie Saoudite use et abuse de toutes les stratégies pour ralentir le processus de négociations (son économie étant entièrement dépendante du pétrole, on comprend bien que l’avenir ne s’annonce pas rose au pays de l’or noir).

La dernière en date : invoquer la fête religieuse Aid Al-Adha. Le mardi 9 décembre était prévu ‘off’ par l’UNFCCC justement pour respecter cette fête musulmane.

Mais l’Arabie Saoudite estime que cette fête a lieu le 8 décembre dans le calendrier musulman, et qu’il faut par conséquent avancer le jour férie au lundi, pour poursuivre les négociations le mardi. Ce contretemps serait directement lié au calendrier lunaire, mais je dois vous avouer que les détails m’ont échappés. En revanche, la phrase d’un délégué européen halluciné, titre de cet article, on s’en souviendra !

L’Arabie Saoudite a obtenu gain de cause, car l’UE préfère éviter de leur permettre de se complaire dans un rôle de victime. Cela pose évidemment des problèmes d’organisation vis-à-vis de tous les événements prévus le lundi.

Mais les vraies victimes sont les 300 jeunes de la conférence, qui avaient prévu une TEUF le lundi soir !

Communiqué de presse de lancement du blog



Six jeunes français à la Conférence des Nations Unies de Poznan.



Chaque année depuis 1992, date de la signature de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC ou UNFCCC en anglais), les États parties à la Convention se retrouvent pour discuter et négocier la mise en œuvre des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Conscients du fait que les enjeux discutés lors de ces conférences concernent directement l’avenir de l’Humanité toute entière, des jeunes ont décidé de s’inviter dans les débats et les négociations pour faire entendre l’intérêt des générations futures.


Pour la Conférence des Parties (CoP) de Poznan en Pologne du 1er au 12 décembre, six jeunes français présents dans différentes délégations d’organisations non-gouvernementales ont décidé de se rapprocher. Nous représentons ensemble plusieurs organisations françaises ou internationales de protection de l’environnement ou de promotion du développement durable telles que Solar Generation (http://www.greenpeace.org/france/solargeneration/), l’International Forestry Students’ Association (IFSA - http://www.ifsa.net/) et le Réseau Français des Étudiants pour le Développement Durable (REFEDD – http://www.refedd.org/).
Notre objectif est de partager cet événement exceptionnel dans l’actualité climatique et environnementale internationale avec d’autres jeunes français et francophones qui n’ont pas la chance de se déplacer et de participer directement à la Conférence. De plus, l’objectif second est de permettre à un maximum de personnes jeunes ou moins jeunes de s’informer quant aux activités menées par les jeunes du Monde entier (la COY – Conference of Youth regroupant environ 300 jeunes internationaux) présents à la CoP.

Dans cette idée de partage, un blog d’information a été créé. Notre volonté n’est pas d’offrir une information objective sur la Conférence, mais bien d’échanger et de faire connaître une information subjective ; nous ne sommes pas journalistes. La conférence de Poznan est présentée sur ce blog au travers du prisme et du regard de la jeunesse française. Notre subjectivité volontaire nous permettra d’apporter un oeil critique, de présenter nos idées et nos opinions mais également nos colères et coups de gueule.

Retrouvez-nous à cette adresse :
www.generationclimat.fr

Il est temps que les États parties à la Convention prennent leurs responsabilités face aux changements climatiques, à l’avenir et à la jeunesse. Nous sommes à Poznan pour leur rappeler, et pour vous informer.

Nous contacter :
Sébastien Duyck (Solar Generation France) : duycks@gmail.com
Anne-Lise Barberon (RAC France) : anne.lise.barberon@gmail.com
Florent Baarsch (REFEDD) : florent.baarsch@gmail.com

mardi 2 décembre 2008

Faut-il craindre Poznan ?


La conférence des parties à la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques a débuté depuis hier, lundi 1er décembre. Cette conférence est partie intégrante d'un long cycle commençait en 1992 visant à trouver un accord mondial en vue de réduire de façon drastique nos émissions de gaz à effet de serre, et cela en vue de limiter les changements climatiques et les conséquences que l’on connaît (Rapport Stern, ou partie 4 du rapport AR4 du GIEC). Pour faire plus simple et plus imagé, nous décidons aujourd’hui, 12 jours tous les ans, du temps qu’il fera dans 50 voire 100 prochaines années. L’enjeu est donc de taille…

Bien que les enjeux se situent dans un terme très long, les conférences sur le climat sont influencées par des micro ou macro-événements qu’il convient de rappeler dans cette première semaine de conférence.

Premièrement, et ce n’est pas une révélation que je vous fais là, la conférence se déroule en Pologne. Et cela a toute son importance lorsque l’on sait que le ministre de l’environnement du pays-hôte siège à la tribune de la CoP et a un rôle capital dans le succès ou l’échec des négociations. C’est notamment la raison pour laquelle, le Danemark (prochain pays-hôte de la conférence en 2009) s’est doté récemment d’un ministre des changements climatiques. Or au sein de l’Union Européenne qui dessine en ce moment même son « paquet énergie/climat », la Pologne joue un jeu plus que surprenant pour ne pas dire inquiétant (je vais rester diplomate, je n’ai pas encore passé la frontière). En effet, l’électricité polonaise est majoritairement produite grâce au charbon, ressource dont le pays regorge en abondance. Cependant, le charbon est une catastrophe climatique, son bilan énergie produite par rapport au CO2 émis (en gCO2/kW) en fait probablement l’énergie la plus émettrice de CO2. Dans une interview récente, le Premier ministre polonais se disait même prêt à utiliser l’arme du veto lors des discussions européennes pour préserver ses intérêts charbonniers. Comment un pays qui tient une telle position peut-il permettre de faire avancer les négociations sur le climat ? Souhaite-t-il seulement qu’elles avancent ?
Il faut ajouter à cela que l’Union Européenne peine à trouver une voix commune sur la question climatique. L’UE qui était l’année dernière l’un des moteurs des négociations à Bali offre cette fois l’image d’une cacophonie assourdissante ; les uns voulant préserver leur industrie automobile, les autres leur charbon. L’intérêt national ayant de loin supplanté l’intérêt européen et d’encore plus loin l’intérêt mondial et futur

Deuxièmement, ou devrais-je dire principalement : la CRISE ! La crise, la crise, la crise. On la nomme tellement que l’on aurait presque oublié de quoi il s’agissait. L’obscur crédit et le jeu des traders ont des conséquences que l’on ne soupçonnait pas au début de ladite crise. Les États du monde entier ont du jouer aux pompiers économiques et financiers en offrant à perte des centaines de milliards de dollars pour sauver banques de détail et banques d’affaire, groupes immobiliers et autres assureurs de crédit.
Les crédits dépensés pour sauver le système financier international n’iront donc logiquement pas en direction d’autres opérations. Le débat parlementaires sur la loi Grenelle en France et la réaction des maires (lors du congrès des Maires de France) sont à cette image, la loi est belle et bien écrite, mais on manque totalement de moyens financiers pour la mettre en œuvre. L’exemple choisi est français, mais il se retrouve dans tous les autres pays industrialisés du Monde.

Crise et absence de réels leaders dans les négociations sont autant de raisons réelles de s’inquiéter. Monsieur Pierre Radanne (consultant international, et ancien directeur de l'ADEME) disait aujourd’hui au journal Le Monde que la CoP de Poznan servirait à recoller les différents morceaux sur le climat pour aboutir à un accord en 2009 à Copenhague. En langage diplomatique décrypté : à Poznan, il n’y a rien à voir et préparez-vous à l’échec.

Le tableau dressé semble celui d’un échec total. Un élément pourtant doit être rajouté à ce tableau, petite touche du nouveau président américain. Durant ces huit dernières années de présidence de G.W. Bush, les négociations sur le climat avançaient à reculons, le président américain ne voulant pas sacrifier l’économie américaine (en passant, il ferait bien de lire le rapport Stern et le récent rapport de l’OIT sur la transformation écologique de l’économie) sur l’autel du climat. Or, tout au long de sa campagne, Barack H. Obama n’a eu de cesse de rappeler qu’après son élection, les USA auront un rôle de leader sur les questions climatiques et demanderont la mise au point d’un accord international ambitieux portant sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Malheureusement, B.H. Obama ne sera président des Etats-Unis d’Amérique qu’à partir du 20 janvier, et ne sera que représenté par des observateurs avec à leur tête John Kerry. La délégation présente à Poznan sera donc celle de l’administration actuelle, dont on connaît les « réticences » climatiques.



Il ne reste donc plus qu’à espérer que l’effet Obama aura une influence réelle sur la conférence et les négociations attenantes. Il est quand même difficile d'admettre lorsque l'on a qu'une vingtaine d'années et l'avenir devant soi que le futur ne repose que sur un effet espéré...


« Yes, we can »

I hope so.

La position d'un député français au parlement européen.

Pour compléter ce que vient de d'écrire Augustin sur les négociations au niveau européen, je voudrais partager avec vous la position sur ce sujet d un de nos députés au parlement européen.

Les membres de la délégation française ont écrit à chacun des députes européens pour insister sur la nécessité d'une position forte de l'Union Européenne dans la lutte contre les changements climatiques. Nous avons utilise le message propose sur le site www.timetolead.eu (ce site est consacre aux négociations du paquet climat/énergie européen, allez y faire un tour si vous avez 2 minutes).

Voici mon email a M. Vatanen (UMP):
***
Cher Monsieur Vatanen

Pour que l'Europe se place en tête de file dans la lutte pour maintenir le réchauffement climatique en-dessous des 2°C, nous devons impérativement adopter les mesures suivantes:
1) Un minimum de 30% de réduction des émissions de gaz à effet de serre (sur le territoire européen et non outre-mer par le biais de rachat de crédit de carbone);
2) Des mesures fortes afin d'assurer que chaque Etat membre respècte ses engagements en matière d'émission;
3) Une aide financière suppplémentaire afin de permettre aux pays en voie de développement de réduire leurs émissions.

Allez-vous montrer l'exemple en assurant l'adoption de ces mesures dans le Paquet climat/énergie européen?

Sébastien DUYCK
(électeur dans la circonscription France Sud-Est)

***

Et voici sa réponse (je pense que cela se passe de commentaire tellement elle me parait décalée de la réalité).

***
Monsieur,

Merci pour votre message bien intentionné. Avant de prendre des mesures contraignantes dans le domaine des émissions de gaz à effet de serre, et afin d'éviter de sombrer dans une rhétorique catastrophiste sur le changement climatique, nous devons trouver des réponses rationnelles aux trois questions suivantes:
1) Est-ce que le gaz à effet de serre est effectivement à l'origine d'un accroissement des températures globales de façon particulièrement élevée par rapport aux précédents cycles de réchauffement climatique?
2) Est-ce que ce présupposé réchauffement climatique affecterait sévèrement le bien être de l'Homme et la nature?
3) Est-ce que des actions rationnelles de l'Homme pourraient avoir un effet préventif sur un quelconque réchauffement climatique?
Les réponses à ces questions ne sont pas si évidentes que le courant de pensée actuel le laisse croire...

Sincères salutations,
Ari Vatanen
***

Pour être équitable avec M Vatanen, je dois ajouter que sur les quelques 34 députés auxquels j ai adresse cet email, deux seulement ont répondu jusqu'à présent...
(Pour memoire, il y a de nouvelles elections pour le parlement europeen dans 6 mois).